Février 2018 : CNRD – « S’engager pour libérer la France »

Comme Mme Vallé la principale du Collège Cocteau de Beaulieu-sur-Mer l’indique dans Nice-Matin : « Avec l’Histoire on peut améliorer l’avenir ». Intégrée dans le parcours citoyens mis en place avec son équipe pédagogique, l’intervention de l’ANACR est devenue au fil des ans un rendez-vous incontournable pour toutes les classes de 3ème de cet établissement.

Dans le cadre du Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD), les « passeurs de Mémoire » Gisèle, Renée et André sont intervenus sur le thème 2017-2018 « S’engager pour libérer la France » les 19 et 20 février. Le Cercle Généalogique Maralpin à la demande de M. Marchessou, co-président départemental participe à ces actions pour la réalisation d’un support pédagogique et son animation.

Le diaporama  a été organisé autour des résultats des nombreuses recherches de l’équipe en complément des documentations fournies par le comité du CNRD, pour illustrer les différents aspects abordés par Renée. André était à ses côtés pour l’assister techniquement et  faire le reportage photographique pour le cercle.

La diversité des documents présentés a permis aux élèves d’appréhender cette période complexe de la Résistance. Grâce au montage structuré, réalisé par Florent, et varié dans sa forme, l’attention des élèves des cinq classes a été soutenue pendant un peu plus d’une heure, le reste du temps étant utilisé pour répondre aux nombreuses questions des enfants ou aux explications complémentaires de M. Marchessou dont le père était lui-même résistant.

Le mardi, nous avons eu chance que Daniel Gougenheim puisse se joindre à nous pour nous parler de son entrée dans la Résistance. Son  témoignage a été particulièrement émouvant lorsqu’il a évoqué son engagement  alors que ses parents venaient d’être déportés. Il n’avait que 13 ans et avait été surnommé « Mascotte » par le groupe « Soleil » auquel il appartenait. Nous espérons tous que « Nelly »  (Henriette Dubois) puisse à nouveau se joindre à nous l’an prochain, car malheureusement d’année en année les résistants sont de moins en moins nombreux à  témoigner des événements qu’ils ont vécus.   

Un grand merci aux professeurs d’histoire-géographie qui nous ont accueillis très chaleureusement et aux deux élues de Beaulieu-sur-Mer, Mesdames Marie-José Lasry – 1ère adjointe et Catherine Legros qui ont pu apprécier le travail réalisé.

Nous souhaitons bonne chance à la trentaine d’élèves volontaires qui se sont inscrits au concours et que nous retrouverons en fin d’année pour une sortie sur un lieu de mémoire.

Articles : Nice-Matin 

Janvier 2018 : Reconnaissance officielle

Le Cercle Généalogique Maralpin a été mis à l’honneur lors de la cérémonie des vœux aux habitants du quartier Nice-Nord par M. Christian ESTROSI.                                   

À la demande de Mme Catherine MOREAU – Adjointe au Maire chargée du territoire Nice-Centre-Nord, notre président a reçu la médaille de la Ville de Nice, pour notre action au collège Joseph Vernier lors des commémorations de 14/18.

Cette distinction est une reconnaissance du travail de toute une équipe de passeurs de mémoire qui œuvrent auprès des élèves et collégiens maralpins.  

Novembre 2017 : Mobilisation des Maralpins

Novembre est un mois tout particulier pour l’équipe de passeurs de mémoire que nous sommes devenus au fil des ans. Dès la création du Cercle Généalogique Maralpin nous avons voulu transmettre nos connaissances et développer la généalogie militaire à travers notre partenariat avec le comité de Villefranche-sur-Mer du Souvenir Français.

« Se Souvenir » et « Transmettre » sont deux des missions qui nous ont été déléguées. Plusieurs d’entre nous ont adhéré au Souvenir Français pour participer à ce combat quotidien pour que vive la mémoire. Les attentes des établissements scolaires pour ce type d’interventions sont très importantes et les résultats obtenus nous encouragent d’autant plus dans ce sens.

Le plus bel exemple est le travail que nous effectuons avec l’équipe pédagogique du collège Jean Cocteau de Beaulieu-sur-Mer. Une très grande partie du mérite va à sa Principale : Mme Vallet qui par son implication a su créer une dynamique mémorielle et patriotique dans cet établissement depuis plusieurs années.

En 2016, nous avions proposé, puis animé pour la première fois un atelier de généalogie militaire sur les parcours des combattants de la grande guerre. Cette opération fut reconduite de nouveau cette année auprès des cinq classes de 3e, ce qui représente plus de 150 élèves.

Des séances d’une heure furent animées par Renée et André, les 16 et 17  novembre, pour faire découvrir et présenter les outils et les sources archivistiques pour reconstituer un parcours de poilu. Le support numérique réalisé par Florent a permis d’illustrer de façon vivante le nombre important de sites, les chemins d’accès et montrer des exemples concrets de parcours reconstitués pour que les élèves puissent, après avoir choisi un  nom sur les monuments de leurs communes (Eze, Saint-Jean-Cap-Ferrat, Villefranche-sur-Mer, La Turbie…), réaliser leurs propres recherches et aboutir à une fiche récapitulative de tous les renseignements obtenus.

Les élèves ont été attentifs  aux informations  fournies et ont posé de nombreuses questions. Nous restons à l’écoute des difficultés éventuelles rencontrées par l’intermédiaire d’échanges de courriels. Nous attendons maintenant le retour de leurs travaux de recherches et nous leur donnons rendez-vous en mars pour le concours national de la résistance et de la déportation.

En parallèle des interventions, une exposition a été mise en place dans une des salles de l’établissement du 15 au 30 novembre. L’équipe pour la réalisation et les renseignements durant les visites était composée de Jean-Frédéric, Gisèle, Renée et André.

Nous tenions à remercier Mme VALLET, qui a pris l’initiative d’inviter dans son établissement les classes de CM des écoles élémentaires de Beaulieu-sur-Mer, Saint-Jean-Cap-Ferrat et Villefranche-sur-Mer. Ce sont ainsi une centaine d’écoliers qui ont pu se joindre à l’ensemble des collégiens pour découvrir à travers les objets le quotidien de  la vie des Poilus dans les tranchées.  

La mémoire passe en effet aussi par l’exposition de nombreux petits objets personnels fabriqués et utilisés par nos poilus, des ustensiles de cuisine (couverts, gamelles, un moulin à café etc…), le nécessaire à couture, le matériel pour l’écriture du courrier, divers outils fabriqués dans les tranchées pour faciliter les réparations ont permis de faire découvrir l’ingéniosité et l’habileté de nos braves à nos jeunes visiteurs. Les élèves ont pu voir aussi des objets plus traditionnels à la troupe et divers équipements de terrain.

Un espace de lecture était composé  de cartes postales d’époque, d’un éventail de journaux parus pendant les événements, d’un panneau complémentaire des interventions montrant tous les documents que l’on peut regrouper afin de retracer le parcours des combattants.

Nous avons eu aussi le plaisir de recevoir la visite de M. Rémy GIACCHERO – Directeur du service départemental des Alpes-Maritimes de l’ONACVG  et le Général Alfred MOREL Délégué Départemental du Souvenir-Français.

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Octobre 2017 : Journée des Associations Historiques

Le cercle généalogique maralpin a participé la samedi 7 octobre à la « Journée des Associations Historiques des Alpes-Maritimes ». L’association Lou Peuy nous a accueillis à la Maison pour Tous de Contes pour cette journée d’échanges et de rencontres.

La tenue du salon du livre de Mouans-Sartoux et un forum des associations historiques et du patrimoine à Barcelonnette ce même week-end n’a pas joué en faveur des organisateurs.  La mobilisation des maralpins fut malgré tout exemplaire et plusieurs d’entre vous sont venus à notre rencontre.   

Notre approche de la généalogie a trouvé sa place parmi les participants et on a su démontrer par nos recherches effectuées au cours de la journée que la généalogie est bien une science auxiliaire de l’histoire.

En fin d’après-midi, notre conférence sur la généalogie foncière d’une villa de Cimiez a été l’occasion de nombreux échanges entre passionnés. Le public, averti, présent a pu découvrir la richesse des fonds archivistiques en ligne et leurs complémentarités pour retracer une période historique.

Le rendez-vous est dès à présent pris pour l’an prochain, même si cela reste à confirmer il semble que ce soit la Vésubie qui nous accueillera. 

Septembre 2017 : Rendez-vous des associations

Le mois de septembre est pour l’ensemble du monde associatif un moment clé pour nos activités. Comme dans beaucoup de communes la ville de Nice a organisé son événement de rentrée : le Rendez-vous des associations. Le samedi 16 septembre, le palais des Expositions est devenu le temple de la vie associative niçoise avec près de 300 stands et plus de 10 000 visiteurs.

Le Cercle Généalogique Maralpin avait cette année son stand pour renseigner et proposer ses programmes au public. Bâche et roll-up ont été sortis, nous avons également diffusé notre clip promotionnel et les films de nos actions de mémoire avec les enfants de CM2 de Villefranche-sur-Mer et Saint-Jean-Cap-Ferrat. Nous avions souhaité participer de cette manière aux journées du patrimoine qui ont pour objet cette année « Jeunesse et patrimoine ».

Les Maralpins se sont mobilisés pour animer notre espace : Renée, Arlette, Raphaëlle et André, mais nombreux d’entre vous nous ont aussi rejoints créant parfois un joyeux « embouteillage » devant notre stand. Nous tenions à vous remercier de votre implication dans la vie de notre Cercle.

Ce fut notre année de la « reconnaissance », nos efforts de communication commencent à porter leurs fruits et nous sommes dorénavant connus et reconnus comme une alternative à l’offre classique des autres associations de généalogie. Notre concept et notre offre suscitent de plus en plus d’intérêt et nous espérons que les nombreux contacts pris se concrétiseront dans les mois à venir.

Cette journée a été aussi l’occasion d’évoquer de nombreux projets avec d’autres associations que nous aurons le plaisir de retrouver au cours de l’année. Nous pouvons dès à présent vous annoncer la Journée départementale des associations historiques des Alpes-Maritimes le samedi 7 octobre à Contes, où je ferai une conférence sur un cas de généalogie foncière.  

Enfin, pour l’anecdote, notre stand n’a pas malheureusement été primé, malgré sa  pré-sélection dans les 24 choisis. Nous relèverons de nouveau le défi l’an prochain et nous vous donnons dès à présent  rendez-vous pour la 22e édition.  

 

Août 2017 : Festival du livre de la Haute-Tinée

Chaque fin du mois d’août, la haute vallée de la Tinée est l’occasion d’un sympathique rassemblement d’auteurs, d’éditeurs et d’associations culturelles, dans le cadre du Festival du Livre de la Haute Tinée. Le Cercle Généalogique Maralpin était convié pour animer un atelier de Généalogie avec pour thème la découverte de l’Héraldique.

En effet les blasons ne sont pas l’apanage de la noblesse, même si à l’origine ce furent les chevaliers qui par nécessité les ont créés pour se différencier. L’étude dans le temps de ce symbole identitaire nous permet de retrouver les familles nobles et bourgeoises, les commerçants, des corporations, des communes …  ce qui est un formidable complément à nos recherches généalogiques.

Cette troisième édition a débuté en pleine nature sur le plateau de Sestrière à 2000 m d’altitude, aux portes du parc du Mercantour. Randonneurs, touristes et habitants étaient au rendez-vous, dans ce lieu atypique pour un tel événement, mais si magnifique.   

À l’ombre des mélèzes, les différents stands ont été mis en place.  Tout au long de la journée, nous avons échangé, fait découvrir les armoiries niçoises  au travers de l’héraldique et initié les enfants à l’art du blason.  Cette première journée se terminant par un accueil au sein de la mairie de Saint-Dalmas-le-Selvage  et une visite de la chapelle Sainte-Marguerite.

Isola nous a accueillis le deuxième jour, au cœur du village. Nous avons eu le plaisir de retrouver La Fédération des Associations du Comté de Nice, qui allait être à nos côtés pour les deux dernières journées du festival. Les échanges et les contacts furent nombreux. Même si nous n’avons pas fait de réelles recherches généalogiques, mais nous avons pu renseigner et aider de nombreuses personnes dans leurs quêtes de racines. Nous avons aussi eu l’occasion de déguster de la glace, issue de l’atelier de la Châtaigne d’Isola,  que nous vous recommandons de tester : un régal ! et sa crème de marron !!!

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Juillet 2017 : Bilan de nos devoirs de mémoire …

L’année scolaire 2016-2017 a été l’aboutissement et la reconnaissance du travail de toute une équipe de passeurs de mémoire (Gisèle, Renée, André, Florent…).

La collaboration entre le Cercle Généalogique Maralpin et le comité du Souvenir Français de Villefranche-sur-Mer a apporté une réelle valeur ajoutée tant au niveau historique, qu’humain. Cette synergie est d’autant plus d’actualité au vu de la convention de partenariat entre la Fédération Française de Généalogie et le Souvenir Français.

Nous sommes intervenus auprès de trois établissements élémentaires et un collège, ce qui représente environ 50 heures d’intervention auprès de 300 élèves et qui a nécessité plus de 250 heures de préparation.  

En accord avec le Comité de Nice (*), notre première intervention fut un atelier sur la grande guerre à l’école Saint-Sylvestre, qui nous a  à nouveau sollicités en fin d’année pour découvrir le débarquement de Provence et son histoire trop souvent oubliée.  Les écoles élémentaires de Villefranche-sur-Mer et Saint-Jean-Cap-Ferrat ont aussi eu la visite de notre équipe pour comprendre l’histoire de l’opération Dragoon.

 

Mais l’action majeure de l’année a été faite au Collège Jean Cocteau de Beaulieu-sur-Mer qui nous a permis de participer avec l’équipe pédagogique au devoir de mémoire des cinq classes de troisième. Un premier trimestre consacré à la 1ère Guerre Mondiale. Chaque élève a été formé aux recherches sur les parcours des poilus par la découverte de la généalogie militaire et a dû rédiger un hommage à un nom gravé sur le monument aux morts de leur commune, en préparation du 11 novembre. En complément, une exposition d’objets de la vie dans la tranchée fut montée au sein de l’établissement. Cette action a été saluée sur le site du rectorat.

En collaboration avec l’ANACR, nous avons aussi préparé les collégiens au Concours National de la Résistance et de la Déportation en intervenant sur l’origine et les conséquences du système concentrationnaire Nazi (article de mars 2017).  L’investissement et la pédagogie de Renée ont permis de traiter ce sujet et d’avoir les félicitations des intervenants du Mémorial de la Shoah.   

 

Toutes ces classes se sont rendues à Draguignan, pour visiter le musée de l’artillerie et honorer la mémoire d’un américain au cimetière du Rhône. Cette journée a été l’occasion de plonger les élèves dans la réalité des faits et de leur faire appréhender le sens du sacrifice de ceux qui ont donné leurs vies pour notre liberté.

Dans ce but quatre nouvelles sépultures ont été adoptées cette année. Nous savons que des familles reviennent pour voir le filleul de leurs enfants, ce qui nous encourage dans notre action de mémoire et sa transmission.  Leur présence par la suite, lors des commémorations est la concrétisation de ce travail de fond que nous avons entrepris.

Nous savons dès à présent que l’an prochain nous allons de nouveau intervenir au vu des demandes exprimées par les enseignants et de nouveaux sujets sont déjà à l’étude.

(*) : Le cercle généalogique maralpin travaille en collaboration avec le comité de Villefranche-sur-Mer, qui vient de prendre la gestion du comité de St Jean-Cap-Ferrat. L’entente cantonale lui permet d’intervenir uniquement dans ce secteur géographique, en dehors il est nécessaire d’avoir l’accord du comité du secteur, conformément au règlement du SF.  

 

Articles : Nice-Matin et Le Petit Journal de St Jean-Cap-Ferrat

Juin 2017 : Participations au challenge AZ

Durant le mois de juin vous avez pu découvrir les articles du Challenge AZ.  Avec Arlette nous avons participé au Blog des promos du DU Généalogie de Nîmes.  Vous pouvez ainsi découvrir son texte “La révolte des aigles” qui a eu le 2e prix de la nouvelle des séniors de la ville de Nice.

Mais le respect de notre particularisme historique est souvent source de « boufaîsse »  si l’on ’écoute les commentaires de journalistes ou de touristes qui font des amalgames : non Nice n’a jamais été italienne ! 

Pour éviter cela nous vous proposons de découvrir ou de redécouvrir l’histoire de notre Comté à travers la lettre …

 

” N comme Nice ou plus exactement  «  Countea Nissa », car plus qu’une ville Nice est un Comté avec son histoire et son particularisme archivistique.  

Est-ce dû à  sa situation géographique entre les berges du Var et les cimes du Mercantour? Ces terres ont toujours suscité de l’intérêt.

Après le traité de Verdun en 864, le Comté de Nice passe successivement entre les mains des Comtes d’Arles, de la maison de Barcelone, de la république de Gênes pour réintégrer la Provence en 1216. Le mariage de Charles 1er d’Anjou avec Béatrice de Provence, le 31 janvier 1246, va être à l’origine d’une suite d’événements qui vont en sceller le destin.

Charles II puis Robert 1er lui succèdent et en 1343 sa petite-fille la célèbre Reine Jeanne hérite à son tour de la Sicile, de Forcalquier,  du Piémont et de la Provence. Malgré quatre unions, l’absence  d’héritier va provoquer le début d’une guerre de succession entre Charles de Duras (son cousin) et Louis d’Anjou (fils du roi de France – Jean le Bon).

Amédée VII de Savoie dit le « Comte Rouge » 1360-1391

À la différence du haut pays qui reste fidèle aux angevins, la ville de Nice prête serment à Charles de Duras dès 1381. Occupés à Naples et en Hongrie, les Duras ne pouvaient s’investir en Provence et répondre à la demande niçoise de secours contre les angevins. Le seigneur Jean de Grimaldi de Beuil prit l’initiative de négocier avec le comte Amédée VII de Savoie qui saisit cette occasion d’une conquête territoriale lui ouvrant un débouché sur la Méditerranée.

Le 28 septembre 1388 est la date du ralliement de la communauté moyennant un accord transitoire de trois ans, qui sera transformé en acte d’hommage définitif, en novembre 1391, faute de remboursement par les Duras des dépenses militaires engagées. Pour la ville de Nice, la charte de 1388 est un acte constitutif d’importance majeure qui lui garantit la jouissance d’une grande liberté municipale et lui donne le statut d’une dédition volontaire.

A l’exception de deux périodes françaises sous Louis XIV et durant la révolution suivie du  1er Empire,  La maison de Savoie va régner pendant près de 500 ans sur le Comté de Nice et va laisser son empreinte dans nos archives se distinguant ainsi des autres provinces françaises dans la tenue de l’état civil.

L’obituaire de l’ancienne cathédrale Sainte-Marie de l’Assomption, qui date du XVe siècle, est un des premiers registres connus. Même incomplet et ne mentionnant pas les années des décès recensés, ce document reste une base d’étude anthroponymique et une source d’information pour les historiens.

                 Nice en 1610 d’après Honoré Pastorelli                 Bibliothèque nationale de France, GED-733

L’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539, impose le Français pour les actes officiels. Par l’édit de Rivoli, le 22 septembre 1561, le Duc Emmanuel-Philibert statue à son tour et décide de l’emploi d’une langue officielle l’ « italien », à l’exception de la Savoie qui remplaça le latin par le français.  

Dans le Comté, l’ « italien » avec ses variantes restera la langue officielle jusqu’en 1860, en dehors des périodes d’invasion française (1691 à 1713 et de 1792 à 1814).

 Après le concile de Trente, pour la première fois, des registres de baptêmes et de mariages sont mis en place par la Bulle « Sucut ad sacrorum concilio-rum » du pape Pie IV.

 Ces mesures ne seront pas adoptées dans le royaume de France, à la suite du refus du Parlement de Paris. 

 À Nice, dès le 16 avril 1564, le curé de Sainte-Réparate anticipe l’application prévue pour mai 1565.  Il faudra attendre mai 1588 pour les sépultures. Le premier acte écrit dans un amalgame de latin, de français et de patois, fait mention du baptême de l’enfant de Claude Rainart  et de ses parrain / marraine, mais son prénom n’est nullement indiqué !

Au début du XVIIe, la plupart des paroisses disposent de la triple série des registres.

Le duc Charles-Emmanuel 1er va renforcer les dispositions du concile, par l’édit de 1582, qui va en fixer les modalités et va instituer la tenue d’un registre unique pour les baptêmes, les mariages et décès en un seul exemplaire.  Ces dispositions seront confirmées par le duc Victor-Amédée 1er en 1633.

À contrario, l’édit de 1582 offre peu de précisions sur la forme et la rédaction des registres, hormis les mentions obligatoires prévues dans le concile de Trente : la mention du parrain et de la marraine pour les baptêmes et les éventuelles dispenses pour les mariages.  Les premiers enregistrements sont souvent très succincts et ne font pas mention de la filiation. La tenue des registres dépendait essentiellement de son rédacteur, qui avait une totale liberté sur sa mise en œuvre.

Malgré la tenue de registres unique et les risques y afférant,  les disparitions sont peu nombreuses et le fonds des archives diocésaines dispose de séries très complètes. Malgré tout, certaines paroisses importantes ne disposent pas de registres antérieurs à 1600 : Lantosque, Villefranche-sur-Mer…

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Avril 2017 : Une première Assemblée Générale …

Le samedi 1er avril, Le cercle généalogique maralpin a organisé sa première assemblée générale. Un an que notre association existe et l’occasion de faire le bilan de notre première année d’existence.

Au-delà des bilans officiels nous avons été touchés par la motivation et les encouragements de nos membres. Le témoignage de deux d’entre eux résume parfaitement l’esprit des Maralpins :

« Notre Président, compétent, actif et disert nous a présenté les actions de l’année écoulée et je suis étonnée de découvrir le nombre de manifestations qu’il a organisées, gérées et conduites à bon terme, avec l’aide de quelques adhérents dévoués ….On peut prédire à cette association dans l’adolescence, menée par des personnes pleines de compétences, de ressources, et de projets, un avenir fécond par un développement rapide de son nombre d’adhérents.  On lui souhaite un futur heureux et mérité. »

Colette F. 

« Je tiens à te dire que je me sens très bien au sein de cette Association dirigée par une équipe soudée ; je suis trop contente que vous ayez été applaudis pour votre implication dans celle-ci et les succès que vous rencontrez légitimement.  … En dehors des statistiques qui nous promettent un avenir valeureux, j’apprécie justement le contexte qui correspond exactement à ma vision de la généalogie ; donc, bravo et merci. » 

Marie-Claude S.

 

Nous allons essayer de continuer avec cet esprit, le tableau des réunions et formations est déjà prêt et nous vous donnons rendez-vous dans un an pour la prochaine assemblée.

Avril 2017 : Les formations généalogiques universitaires

La généalogie est devenue depuis quelques années un loisir très apprécié des Français. Mais il ne faut pas oublier que c’est aussi une profession.  Les plus connus sont les généalogistes successoraux qui sont en grand partie salariés et d’autre part les généalogistes familiaux qui travaillent pour la plupart seuls.

L’université de Nîmes fut la première à proposer une formation universitaire de généalogiste familiale, suivie depuis par l’université du Mans. Pour les successoraux, l’université de Corte  propose une formation. Bien que ce soit un marché de niche, les projets de créations de nouvelles structures sont nombreux, car il y aussi une demande de formation du milieu associatif.

Pour l’avoir vécu avec la promotion « Bataclan »,  ce type de formation permet de valider ses acquis mais surtout de découvrir d’autres sources et d’avoir une vision de la généalogie dans son contexte historique. « Mettre de la chair sur les os » comme nous l’a souvent répété Stéphane COSSON dans ses cours et, ceci, est devenu pour moi une évidence.

Comme vous pourrez le lire dans l’article,  j’ai passé ce diplôme universitaire à la fois dans le but de créer le Cercle Généalogique Maralpin et pour une éventuelle reconversion professionnelle. Je trouve qu’il était normal de passer ce type de diplômes, à défaut de formation fédérale, afin d’animer le cercle et surtout nos ateliers. Un club de sport a bien l’obligation d’avoir des animateurs diplômés pour encadrer, pourquoi pas une association de généalogie ? 

Ce qui me fait d’autant plus plaisir, c’est que ma démarche a fait des émules et  qu’une « Maralpine »  m’a suivie dans cette idée et à la rentrée nous pourrons animer alternativement les ateliers. Et surtout, je constate de plus en plus votre intérêt pour ceux-ci, preuve que la formation est nécessaire en généalogie.

RFG n° 229  : Article de Guillaume de Morant